" Faites en tout temps par l'Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance et en priant pour tous les saints." Ephésiens 6 v18

 

Voir Jésus et croire

« La volonté de mon Père, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai aux derniers jours. » Jean 6 v40

On ne peut séparer le VOIR du CROIRE sans tomber dans l'erreur. Au temps du Seigneur Jésus, la plupart de ceux qui l'avaient vu, n'ont pas cru ; et de nos jours, la plupart de ceux qui « croient » en Jésus-Christ (les croyants), ne l'ont pas vu ! C'est pourquoi, ni les uns, ni les autres n'ont reçu part à cette vie éternelle que Jésus est venu nous apporter. Il n'est pas dit ici : la vie future, mais la vie éternelle, une vie donc qui commence dès ici-bas et qui demeure en nous éternellement.

Les juifs attendaient le Messie, croyant qu'il allait venir en gloire et puissance comme descendant du Roi David, pour qu'il rétablisse le royaume d'Israël. En lieu et place de ce glorieux Messie, ils se trouvèrent devant Jésus, le Fils du charpentier Joseph, une faible plante, un rejeton sorti d'une terre desséchée, sans beauté ni éclat, avec un aspect qui n'avait rien pour plaire. Ils ne croyaient pas que « ce » Jésus fut le Messie, mais ils le considéraient comme un imposteur ! Il n'est donc pas étonnant qu'il fût méprisé et abandonné des hommes, maltraité et opprimé, et comme un agneau mené à la boucherie. Lorsque Esaïe avait cette vision prophétique sur Jésus, il demanda : « Qui a cru a ce qui nous était annoncé ? » Esaïe 53 v1-7. Oui, qui a cru ? En tout cas ce ne sont ni les gens religieux, ni les savants, ni les hommes politiques du temps du Seigneur Jésus, mais ce furent les simples, les méprisés, les pécheurs et les gens de mauvaise vie, ceux qui étaient petits à leurs propres yeux. Tous ceux qui étaient affligés de ne pas pouvoir mettre en pratique les lois et les commandements de Dieu ; ceux qui avaient faim et soif d'être juste dans leur propre vie, ceux qui étaient pauvres en fruits de l'Esprit, ceux qui n'attendaient non pas « un ROI » mais un SAUVEUR. Tous ceux-là recevaient de l'espérance lorsque Jésus leur disait : Heureux êtes-vous !

C'est avec eux que Jésus pouvait travailler. Il leur enseigna à renoncer à tout, à haïr leur propre vie et à porter sa croix chaque jour, afin de pouvoir être ses disciples. Plusieurs se réjouissaient d'être en sa présence, d'avoir reçu même le pouvoir de faire des miracles et des prodiges ; mais lorsqu'il était question « de manger sa chair et de boire son sang », c'est-à-dire à s'identifier à sa vie terrestre, cela fut trop dur pour eux, et ils le quittèrent.

Aussi longtemps que Jésus guérissait les malades, ressuscitait des morts, distribuait des vivres, reprenait les pharisiens, etc. aussi longtemps il y avait une foule qui le suivit. Mais dès qu'il commença à inviter les hommes à suivre l'exemple de sa vie, à le suivre dans l'humiliation et dans la mort, il n'y avait plus qu'une poignée qui restait avec lui.

Il en est de même de nos jours !

Certes les chrétiens ne mettent pas en doute que Jésus est le Fils de Dieu, ni qu'il fût bien le Messie qui devait venir ; mais aujourd'hui encore ils ne veulent que d'un Christ glorieux ! Celui qui est ressuscité et assis dans la gloire auprès du Père ! On veut suivre Jésus dans le ciel, mais on se désintéresse à le suivre sur cette terre. Au lieu d'aspirer à ce qui est humble, on aspire à ce qui est élevé dans les yeux des hommes, bien que cela soit une abomination aux yeux de Dieu ! Les prédicateurs de nos jours sont en perpétuelle concurrence entre eux pour se surpasser dans l'organisation de grands rassemblements avec, si possible, de grandes foules, de grands orateurs (théologiens et docteurs de préférence), de grands miracles, et, pour terminer : une grande collecte ! Pour ce faire ils dépeignent Jésus-Christ comme le Sauveur de tous les hommes, tels qu'ils sont, donnant le salut (sous-entendu : le droit d'aller au ciel) à tous ceux qui croient en lui...

Bien sûr, les paroles employées sont souvent bibliques, car on veut naturellement prouver que l'on a « toute la vérité » ; mais l'esprit dans lequel ses choses sont faites n'est pas l'Esprit de Christ pour autant.

Ce n'est pas ce Jésus dans la gloire que le monde a besoin de voir pour pouvoir sortir de son péché, mais ce Jésus qui a été abaissé un temps au-dessous des anges : Jésus-Christ manifesté dans la chair !

La chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, dit Paul en (Cf. 1 Corinthiens 15 v50) C'est dans cette chair - la terre desséchée - que Jésus a accompli un chef-d'œuvre : Il y a tué le péché, inaugurant ainsi une voie nouvelle et vivante qui mène au lieu Très-Saint. C'est sur cette voie que la justice de la loi s'accomplit en nous, car on n'y marche plus selon la chair. (Cf. Romain 8 v3-4 et Hébreux 10 v20)

Jésus nous a laissé son exemple pour que nous suivions ses traces. (Cf. 1 Pierre 2 v21)

Quelles traces ? Nous en trouvons quelques-unes décrites à partir du verset 11 de ce même chapitre :

- s'abstenir des convoitises charnelles,

- avoir une bonne conduite au milieu des païens,

- être calomnié comme malfaiteurs sans en être,

- montrer nos bonnes œuvres,

- se soumettre à toutes autorités établies parmi les hommes,

- pratiquer le bien,

- ne pas couvrir la méchanceté,

- agir comme un serviteur de Dieu,

- honorer tout le monde,

- aimer ses frères,

- craindre Dieu,

- honorer le roi,

- se soumettre en toute crainte à nos maitres, qu’ils soient bon ou mauvais,

- supporter (avec joie) les afflictions et les mauvais traitements,

- souffrir injustement,

- ne pas commettre de péché,

- ne pas frauder, ni juger, ni menacer,

- s’en remettre à Dieu en toutes choses.

Quelles traces ! Voilà le chemin resserré et étroit qui mène à la vie ! C'est sur ce chemin que Jésus nous invite à marcher. Parce qu'il s'y trouvait lui-même, il pouvait dire : Suivez-moi ! Et tous ceux qui s'y trouvent également de nos jours, peuvent dire, comme Paul : Soyez mes imitateurs !

« Ayez les sentiments qui étaient en Jésus-Christ », dit l'apôtre Paul. Ces sentiments qui poussaient Jésus à renoncer à être égal à Dieu, à se dépouiller lui-même pour devenir un simple homme, à s'humilier lui-même, à se rendre obéissant jusqu'à la mort et à devenir une victime expiatoire par sa mort sur la croix. (Cf. Philippiens 2 v5-9)

Jésus avait les mêmes « goûts » que son Père céleste qui choisit dans sa sagesse et son amour les choses folles du monde, les choses faibles du monde, les choses viles du monde, celles qu'on méprise, celles qui ne sont point ! (Cf. 1 Corinthiens 1 v27-29)

Le Fils de l'homme n'était pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme rançon de plusieurs. Quiconque veut être grand parmi vous qu'il soit votre serviteur, et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave ! (Cf. Matthieu 20 v26-28)

Lorsque l'apôtre Paul avait reçu cette vue sur l'humiliation et les souffrances de Jésus, et la gloire dont elles seraient suivies, il en fut tellement saisi qu'il regardait tout ce qui était un gain pour lui (vouloir être quelque chose), comme une perte, comme de la boue... afin de courir vers le but pour remporter le prix de la vocation céleste. (Cf. Philippiens 3 v 4-14)

Celui qui reçoit la révélation de ce mystère : Christ manifesté dans la chair, voit le Fils tel qu'il a vécu sur cette terre, il voit la vie et les vertus de Christ qui se sont manifestées dans cette chair - notre nature humaine ; mais il voit aussi quel combat Jésus a mené contre le péché en apprenant l'obéissance par toutes les choses qu'il a souffert. (Cf. Hébreux 5 v7-9)

Celui qui croit à un tel Jésus, reçoit la vie éternelle demeurant en lui. Car celui qui est saisi de ce Jésus dans l'humiliation, reçoit part à cette même vie d'abaissement. Il entre par la porte étroite pour s'engager sur le chemin resserré qui mène à la vie. Sur ce chemin nous sommes transformés en son image, et dans notre chair se manifeste également la vie de Jésus : la vie éternelle !

Inviter les gens à croire en Jésus- Christ, sans leur montrer sa vie dans la chair, est une tromperie. Ce n'est pas en faisant de beaux discours sur Jésus que l'on est dans la vérité, mais en vivant cette même vie que Jésus a vécu. Et Dieu fait grâce aux humbles !

Kurt WOERLEN

 

" Le Dieu de toute grâce vous a appelés en Jésus-Christ à sa gloire éternelle. Après que vous aurez souffert un peu de temps, il vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables."

1 Pierre 5 v10

Chantons !

1- L'évangile de la croix n'est pas aimé par ceux
Qui ont peur de souffrir dans leur chair.
La croix seule permet à un enfant de Dieu
De ne plus vivre pour cette terre.

 

 Ref.  Oui, la croix m'est de plus en plus chère.
Elle me donne gloire et victoire,
Car sur elle peut souffrir ma chair
Et le péché n'a plus de pouvoir.

 

2- Ceux qui portent leur croix peuvent être de Christ
Des disciples comme il les désire.
Mais pour ses ennemis, cette vie semble triste.
C'est pourquoi, ils aiment les plaisirs.

 

3- Par la croix de Jésus, le monde est crucifié
Pour moi comme je le suis pour lui.
Elle seule permet qu'il n'y ait de regrets
A suivre l'étroit sentier pour lui.

 

4- Ceux qui sont à Jésus ont crucifié la chair
Avec ses passions et ses désirs.
Ils vivent désormais par l'Esprit-Saint du Père
Et font ce qu'il dit avec plaisir.

 

5- Souffrons donc hors du camp tous les jours de la vie
Et portons l'opprobre de la croix !
Aimons la croix et méprisons l'ignominie,
Car Dieu nous a réservé la joie !