Voyez quel amour !

Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes.  (1 Jean 3, 1)
Si l’apôtre Jean peut dire « et nous le sommes » ce n’est pas parce que d’autres donnaient ce nom à ceux qui se référaient à Christ, mais parce que c’est l’Esprit-Saint qui atteste à notre esprit : Oui, tu es un enfant de Dieu. (Romains 8, 16) On ne devient pas un enfant de Dieu par naissance ou parce que des prédicateurs donnent ce nom à leurs sympathisants, mais uniquement par l’obéissance à la foi et en naissant d’eau et d’Esprit (cf. Jean 3, 3-8). Ce que l’Esprit atteste en y mettant son sceau et en versant l’amour de Dieu dans le cœur du croyant. (cf. Romain 1, 5 ; 5, 5)
Ce qui prime pour devenir un enfant de Dieu est l’obéissance de la foi. Mais comment obéir à la foi si l’on n’entende pas cette parole de Dieu dont l'Esprit-Saint atteste la vérité ? (1 Jean 5, 6)  Les prédicateurs parlent de l’œuvre de Dieu, mais ils sont, généralement, incapables d'amener leurs auditeurs à l’obéissance de la foi. Ils se comportent plutôt en zélés imitateurs de l’apôtre Paul qui, avant sa conversion, contrôlait les croyants et persécutait la voie de Christ. Sans être né d’eau et d’Esprit nul ne peut amener d’autres à l’obéissance de la foi ; car l’habileté humaine n’aboutit n’engendre que du sectarisme. Et si beaucoup de gens sincères s’éloignent de l’enseignement de Christ c’est à cause des prédicateurs qui font un amalgame avec la Grâce, la Loi et les coutumes religieuses et qui n’ont aucune puissance à salut. La véritable parole de Dieu est une semence vivante qui, lorsqu’elle tombe dans un cœur honnête et bon, produit une conception qui aboutira à la naissance d’un enfant de Dieu qui est le témoignage des forces magnifiques que Dieu a déposé dans cette semence qu’est sa Parole.
L’histoire de Abraham et Sara illustre parfaitement comment l’homme nouveau et la grâce de Dieu sont associés à la foi et aux promesses. Lorsque Dieu dit à Abraham qu’il lui donnera de sa femme Sara un fils, Abraham tomba la face contre terre, et il se mit à rire car il se disait en lui-même :
Un fils naîtra-t-il à un homme de cent ans, et Sara qui a quatre-vingt dix ans va-t-elle enfanter ? (Genèse 17, 17) 
Cette promesse était tellement déconcertante qu’il avait du mal à croire que Dieu puisse rendre l'impossible possible. Pour que les générations futures se souviennent à jamais de son embarras, Abraham dut nommer le fils qui naîtra de Sara Isaac - ce qui signifie : Rire.
La grossesse de Sara montre comment les forces divines l’emportent sur les forces naturelles lorsque la foi s’unie à la parole de Dieu. Pour pouvoir naître de nouveau, l’homme doit recevoir la parole de Dieu dans un cœur honnête et bon. Et lorsque la foi sans défaillance reste unie à la grâce de Dieu jusqu’au terme de la gestation, adviendra la naissance de l’homme nouveau - l’enfant de la promesse.
Vous chers frères, vous êtes les enfants de la promesse, tout comme Isaac. (Galates 4, 28)
Le fait que Isaac sortit d’un corps qui n’était plus en état d’avoir des enfants (Romains  4, 19) illustre pourquoi il n’est pas possible que l’on puisse naître de nouveau sans être dans cette position de Sara qui restait, malgré son corps mort, réceptive à la parole vivifiante de Dieu. C’est que la vie divine ne peut sortir que d’un corps mort. Ainsi, Christ ne peut demeurer dans nos coeurs que parce qu’il est lui-même sortie - ressuscité - de la mort.
Les croyants de nos jours ne sont guère différents d’Abraham. Ils ont aussi du mal à croire : d’abord que Christ ait pu naître de la vierge Marie, ensuite, que Christ puisse naître en eux. Mais l’homme n’a point part à la vie véritable si Christ ne peut prendre forme en lui.
En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous…  (Jean 6, 53)
Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. (Jean 8, 31-32) 
L’Esprit de vérité vous guidera dans la vérité tout entière…  (Jean 16, 13)
Lorsque Christ est reçu dans un cœur, la vie nouvelle se manifeste clairement à travers la même vie que Christ a manifesté sur terre : l’amour, la sainteté, la justice et l'obéissance. C’est pourquoi les enfants de Dieu peuvent déjà durant leur parcours terrestre dire :
Voyez quel amour le Père nous a témoigné.