Jésus-Christ, le vrai fondement

De fondement, en effet, nul n'en peut poser d'autre que celui qui s'y trouve, c'est-à-dire Jésus Christ. (1 Corinthiens 3, 11)
En venant à Corinthe pour y proclamer l'Évangile, Paul crut bien faire de ne glorifier que Jésus-Christ crucifié. Il désirait fonder la foi des saints sur la puissance de Dieu en les édifiant comme église sur le fondement qu’est Christ le crucifié.
Bien des Corinthiens étaient encore des enfants immatures qui, à cause de leurs travers, transgressions et péchés, vivaient avec une mauvaise conscience. C’est pourquoi, Paul devait leur expliquer : que Jésus-Christ n’est pas mort seulement pour le pardon des péchés, mais bien plus pour mettre une fin au péché, et, qu'il n'y a ni pardon ni victoire sur le péché, sans se convertir convenablement et naître de nouveau. Sans nouvelle naissance on ne peut, au mieux, que vivre religieusement avec une conscience qui garde le souvenir des péchés.
Par la repentance, la confession des péchés et leur réparation dans la mesure du possible, nous recevons le pardon de nos péchés. C'est ce que les Saintes Écritures appellent : sortir des ténèbres et venir à la lumière. Cependant, la repentance, la foi en Dieu, la conversion et les baptêmes ne sont que des fondamentaux de l'enseignement élémentaire sur le Christ. (Hébreux 6, 1-3)
Quand les Corinthiens furent persuadé que Jésus-Christ est bien le Messie promis, beaucoup se laissèrent baptiser. Mais de toute évidence, ils crurent en un pardon des péchés répétitif et continuel. Ainsi plusieurs continuaient à vivre dans le péché comme des incroyants. Et comme autrefois les Corinthiens, la chrétienté de nos jours vit aussi dans des péchés manifestes et pratique sans frein les œuvres de la chair. Qui ne comprend pas cela se trouve lui-même dans les ténèbres et n’a aucune compréhension concernant l'église du Christ.
Selon la grâce de Dieu, Paul a jeté le fondement de l'église du Christ ; mais chacun doit lui-même voir comment il construit dessus.
De fondement, en effet, nul n'en peut poser d'autre que celui qui s'y trouve, c'est-à-dire Jésus Christ. (1 Corinthiens 3, 11)
Sur ce fondement, on ne bâtit pas avec la foi au pardon des péchés, mais avec la foi, si méconnue des croyants, en la victoire sur le péché. Qui continue à pécher montre qu'il ne croit pas en la victoire sur le péché. Et pourquoi ne le croit-il pas ? Parce que la victoire sur le péché n’est plus guère annoncée parce que peu de prédicateurs le croient et peu peuvent en vérité témoigner :
Notre vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l'impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d'être asservis au péché. (Romains 6, 6)
Qui croit aujourd'hui encore que Jésus Christ soit mort, non seulement pour le pardon des péchés, mais pour que notre vieil homme soit aussi crucifié et le corps du péché détruit? Tout comme il n'y a pas de pardon des péchés sans repentance et conversion, il n'y a pas non plus de victoire sur le péché, sans que le vieil homme soit crucifié et nous ressuscitions à une nouvelle vie où nous ne vivons plus pour nous-mêmes mais par amour pour Christ.
Car l'amour du Christ nous presse, à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts. Et il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. (2 Corinthiens 5, 14-15)
Ceux qui ne vivent plus pour eux-mêmes savent qu'ils ont été, lors du baptême en sa mort, ensevelis avec Christ et ressuscités avec lui pour marcher désormais dans une nouvelle vie. Le baptême de foi (appelé aussi le baptême de Christ) justifie ce témoignage des disciples:
Je suis crucifié avec le Christ, et ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi. Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi. (Galates 2, 20)
Il y a des millions de baptisés qui se disent chrétiens. La plupart des baptêmes, cependant, sont des rituels religieux qui, selon les confessions de foi, sont adaptés aux petits enfants, aux jeunes et aux adultes. Mais tant que les baptistes ne s’engagent pas consciemment à déposer les péchés, à porter leur croix et à tout renoncer, de tels baptêmes restent sans effets. (Luc 14, 26-33)
Ce n'est que lorsque nous sommes crucifiés avec Christ que nous pouvons, selon les effets de Dieu, bâtir sur les fondements posés par les apôtres. Libérés du vieil homme (comme des choses terrestres, vanité, convoitise, cupidité, etc.), nous cherchons, comme des élus de Dieu, ce qui est d’en haut, là où se trouve le Christ. Dans la vie quotidienne nous apprenons à être miséricordieux, aimable, humble, douce, patient et à revêtir l'amour, ce lien par excellence. Ainsi, notre vie devient conforme à la vie du Christ; nous devenons semblable à lui.
Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes ; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d'angle le Christ Jésus lui-même. En lui toute construction s'ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur ; en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l'Esprit. (Éphésiens 2: 19-22)
Tous les saints sont des pierres qui dans leur vie quotidienne par l’obéissance sont taillés de manière à s'insérer dans la demeure de Dieu. Sous ce traitement, les actions du corps deviennent visibles, c'est-à-dire tout ce qui est encore défectueux, inutile, inadéquat et imparfait. Et nous nous exerçons à éliminer ces choses - les tuer - aussi rapidement que possible pour réparer. Nous le faisons avec la force de l'Esprit Saint qui a ressuscité Jésus des morts et qu'il a promis à ses disciples.
Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins… (Actes 1, 8)
Pour construire l'habitation de Dieu (l’Église de Christ), il faut beaucoup de pierres vivantes, des ouvriers et, en particulier, des contremaîtres : c’est-à-dire des témoins qui dans l'école de Christ sont eux-mêmes devenus doux et humbles de cœur. (Matthieu 11:29)
Depuis l’origine de la chrétienté se construit l'habitation de Dieu et l’œuvre progresse, aussi de nos jours, jusqu’à son achèvement. Comme il y a souvent des différentes opinions apparaissent durant la construction parmi les travailleurs et les experts, il faut apprendre à se laisser guider par l’Esprit de vérité qui conduit dans la vérité tout entière. (Jean 16:13) Ainsi réunis nous pouvons dans la douceur et l'humilité vivre dignement notre vocation.
Ainsi, se forme des communautés locales où personne n'est plus offensé : où querelles et vaine gloire sont ignorées ; où les frères et sœurs grandissent et se servent les uns des autres de tout cœur comme des membres d'un corps dont Christ est la tête.
Si nous travaillons correctement, l'église se remplit d'une si divine gloire que nous pouvons inviter les concitoyens: Suivez-nous, comme nous suivons Jésus-Christ.