Enfants de colères

Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres. (Éphésiens 2, 3)
Les enfants de colère sont toutes ces personnes qui, soit par indifférence soit par un choix délibéré et malveillant, refusent de croire en la révélation de la Parole de Dieu. Que ce refus provienne des nations (que Paul appelle : les autres) ou du peuple juif (que Paul désignent par : nous tous), cette attitude de refus les empêchent à recevoir les bénédictions de Dieu. C’est pourquoi, les Écritures déclarent, à l'adresse de ces hommes qui dans les deux camps retiennent injustement la vérité captive, que la colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice. (Romains 1, 18)
Ce pourrait-il que Dieu frappe l'homme d’une manière injuste, en s’emportant ? Loin de là ! Il est impossible que Dieu soit injuste puisqu'il invite les hommes à vivre et à changer de conduite pour se dégager de la mort… cette expression de la colère de Dieu.
Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l'Eternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive ? (Ézéchiel 18, 23)
Habituellement les hommes se rendent bien compte qu'ils ne participent pas à « la grâce qui est en Jésus-Christ ». Mais comme ils n'ont pas envie de changer de vie, ils se moquent généralement d'être considérés comme morts dans les péchés et restent reclus dans leurs ténèbres. Pour eux, ils sont victimes d'une malchance.
Dans l'une de ses paraboles, Jésus explique que le serviteur qui connaît la volonté de son maître et n'agit pas d'après elle, sera battu d'un grand nombre de coups. (Luc 12, 47) Bien que les rapports entre serviteurs et maîtres ne sont plus les mêmes qu'au temps de Jésus, cette parabole illustre bien ce qui adviendra de celui qui a compris qu'il vit dans les ténèbres et qui ne se convertit pas : Il sera, lui aussi, sanctionné plus sévèrement que ceux qui auront vécu dans l'ignorance de la Loi, ou dans l'ignorance de l'Évangile de Dieu.
Aussi longtemps que les hommes préfèrent la mort à la vie et le péché au salut, ils s’exposent à recevoir leur juste jugement. En effet, Dieu ne peut rien faire avec des pécheurs qui refusent le salut en Jésus-Christ qu’il met à leur disposition. Celui qui ne devient pas un disciple de Christ par une mort semblable à la sienne ne pourra jamais être affranchi de la loi du péché et de la mort et restera un enfant de colère.
Mais au fait, qu'est-ce qu’un disciple de Christ ? C'est un de ces enfants de colère qui peut témoigner en vérité:
J’étais un pécheur, un homme impie et perdu, un enfant désobéissant et de colère…. Mais maintenant Christ m'a rendu à la vie, les choses anciennes sont passées et toutes choses sont devenues nouvelles.
Quelqu'un qui ne peut pas se glorifier de la sorte montre qu'il est toujours au pouvoir du péché. Et même s'il se dit croyant et pratiquant, nous savons qu'il n'est pas « sous la grâce » et encore moins « en Christ ».
Le salut en Jésus-Christ commence pour chacun par une reconnaissance de son état de péché et de mort. C'est pourquoi, nous ne devons jamais annoncer la « Bonne Nouvelle » comme si aucun jugement n’attendait les pécheurs, ou comme s’ils ne devaient pas périr s'ils ne se convertissent pas. Si nous ne prévenons pas « le méchant » par notre vie et notre témoignage qu'il doit se détourner de sa voie, celui-ci mourra dans son iniquité et son sang nous sera redemandé. (Ézéchiel 33, 8)
Bien que l’esprit des pécheurs soit « morts », leur conscience reste suffisamment sensible pour pouvoir capter la parole de Dieu lorsqu'elle est annoncée dans l'Esprit de vérité.
Ma parole n'est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? (Jérémie 23, 29)
Certes, la parole de Dieu agit sur le pécheur comme un juge sévère ; ce qu'elle lui dit et montre est loin d'être agréable à la chair. Mais toute personne récalcitrante doit savoir qu'un traitement bien plus sévère l’attend si elle persiste dans son incrédulité :
L'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort. (Apocalypse 21, 8)