Dieu fait miséricorde à qui il veut

Dieu dit à Moïse : Je fais miséricorde à qui je fais miséricorde et j'ai pitié de qui j'ai pitié. (Romains 9, 15) 
La révélation que Rébecca reçut lorsqu'elle attendait des jumeaux montre que Dieu sait dès avant la naissance si les enfants seront croyants ou incrédules, s’ils s’engageront un jour sur « le chemin qui mène à la vie » ou « le chemin qui mène la perdition ». Comme Dieu ne communique qu'exceptionnellement ce qui attend les enfants à venir, comme pour Rébecca, nous ne devons anticiper un jugement mais nous employer à éduquer, avertir et reprendre nos enfants en t des conseils de l'Evangile. 
Il y a des enfants qui dès leur prime jeunesse se laissent dire et sont attirés par l’appel salutaire de Dieu. D’autres conçoivent d’amers ressentiments et n'apprennent à obéir et à s’humilier qu’à travers de circonstances douloureuses. Quelquefois c’est le premier contact avec l'Evangile qui décide du sort des uns, alors que d’autres qui entendent le même message s'endurcissent par la séduction du péché et mûrissent pour la perdition. 
Comme nous ne savons pas par avance si les enfants se convertiront un jour et s’ils « naissent de nouveau » il ne sert à rien de les baptiser sans qu’ils en fassent la demande à l'âge de raison. Dieu ne fait pas d’alliance avec des enfants qui par la suite s’engagent sur « le chemin qui mène à la perdition ». Si non cela signifierait que Dieu soit incapable de garantir ses promesses. Certes non ! Dieu ne peut mentir ! Aussi n'impose-t-il pas une alliance à quelqu’un dont-il sait d'avance qu’il la reniera. Forcer quelqu'un à devenir « chrétiens » par un baptême prématuré est une entrave à une possible « nouvelle naissance ». En effet, lorsque la miséricorde de Dieu interpelle ces « chrétiens de nom », beaucoup ne songent plus à se convertir et continuent à vivre, comme Caïn, loin de la présence de Dieu. Le harcèlement religieux est à l’origine de bien des suicides. 
La repentance et la foi sont des éléments décisifs pour s’engager sur la voie étroite qui mène à la vie. Comme nous ne savons pas d'avance ce qu’adviendront les enfants, il faut leur laisser la liberté d’être baptisé en connaissance de cause. Ils doivent pouvoir s’examiner eux-mêmes s’ils sont prêts à remplir les conditions que Christ pose pour être un de ses disciples. Car pour celui qui abandonne délibérément la vérité, il n'y a plus de sacrifice pour le péché. Il se condamne lui-même « au courroux du feu qui doit dévorer les rebelles ». 
Qui veut suivre Christ doit s’engager sans contrainte à le servir dans une vie de sainteté avec un cœur détaché des choses du monde. Car celui qui aime quelque chose plus que Christ n'est pas digne de lui et Christ ne « le reconnaîtra comme un des siens devant son Père ». Les malheurs que subissent les hommes ne sont que les conséquences de la légèreté avec laquelle ils traitent exhortations de la Parole de Dieu. 
En observant la vie des enfants de Rébecca, nous constatons à quel point la prévision divine s'avéra exacte : Jacob en devenant doux et humble s’attira la grâce de Dieu, tandis qu’Esaü en devenant rebelle, orgueilleux et entêté causa sa propre perte. Leur destin montre qu’il n'est pas aussi évident de s’attirer la grâce de Dieu comme des prédicateurs modernes le font croire à leurs ouailles. 
Si Esaü est bien le modèle de ceux qui repoussent par leur comportement la grâce de Dieu, son frère Jacob reste le modèle de ceux qui recherchent avec détermination la grâce en Jésus-Christ en n'hésitant pas à se faire violence pour s'emparer de ce royaume de Dieu qui est : « justice, paix et joie dans le Saint-Esprit ».
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