De la vie chrétienne

La vie chrétienne est, comme l’univers entier, régit par des lois précises. A la foule nombreuse qui faisait route avec lui, Jésus-Christ énuméra trois conditions à remplir pour pouvoir être un de ses disciples (cf. Luc 14, 25-33) :
- Si quelqu'un vient à moi, sans haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et jusqu’à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
- Quiconque ne porte pas sa croix et ne vient pas derrière moi ne peut être mon disciple.
- Quiconque ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple.
   
 Il n’y a rien de mieux à faire sur terre que de suivre Jésus-Christ. En remplissant les conditions énumérées on devient « capable » d’être un de ses disciples ; sinon l’accès à l’école de Christ reste fermé. Pour connaître les conditions requises, il faut recevoir l’Evangile, car la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu’on entend de la parole de Christ. Lorsque l’Evangile est annoncé par ceux qui « font ce qu’ils disent », il suscite aussi cette foi sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu.
Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. (Luc 13, 24)
Nul n’entre par la porte étroite sans renoncer à tous ses biens, parce que nul ne peut servir « Dieu » et « Mammon ». Qui ne respecte pas cette condition s’éloigne des promesses de Dieu. Choisir c’est haïr l'un et aimer l'autre, s'attacher à l'un et mépriser l’autre. Renoncer est le fondement de la vie chrétienne. Qui est baptisé en la mort de Christ renonce et meure au « vieil homme » pour ressusciter à une vie nouvelle. Malheureusement, cette alliance est souvent transgressée. Telles ces jeunes filles qui, au lieu de renoncer au mariage avec un homme incrédule, choisissent de renoncer à Christ. D’autres font naufrage dans la foi pour n'avoir pas renoncé de cœur à tous leurs biens.
Car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. (Matthieu 6, 21)
Nous pouvons venir à Jésus sans crainte d’être trompé parce qu'il est doux et humble de cœur et que son joug est aisé et son fardeau léger. La douceur (la non violence) et l’humilité sont des vertus que nous devons semer dans notre monde où règnent orgueil, dureté et violence.
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. (Matthieu 11, 28-29).
Jésus-Christ a vécu dans un corps comme le nôtre. Par une foi vivante en son témoignage, nous pouvons apprendre comment faire en toute chose la volonté de Dieu et :
A marcher d'une manière digne de la vocation qui nous a été adressée, en toute humilité et douceur ! (Ephésiens 4, 1-2)
Il y a des épouses croyantes qui pressent inlassablement leur mari non-croyant à se convertir. Leur insistances proviennent du fait qu’elles ne font pas confiance à la Parole qui dit :
Soyez soumise à vous maris, afin que, même si quelques-uns refusent de croire à la Parole, ils soient, sans parole, gagné par la conduite de leurs femmes, en considérant votre vie chaste et pleine de respect. (1 Pierre 3, 1-2)
Devenir silencieux pour un être inquiet et agité n’est pas évident, certes, mais ce qui n’est pas peut le devenir ! Gloire à Dieu ! Les circonstances de la vie permettent de mettre en pratique la Parole de Dieu. Cela influence grandement ceux qui nous entourent, notamment les enfants. Tôt ou tard, les uns et les autres imiteront ce qu’ils ont vu et entendu. Mais que servent les magnifiques promesses si notre foi ne se les approprie pas ?
La parole qui leur fut annoncée ne leur servit de rien, parce qu'elle ne trouva pas de foi chez ceux qui l'entendirent. (Hébreux 4, 2)
La foi reste un mystère. Jésus traite ses disciples, saisis de frayeurs sous la tempête, de : Hommes de peu de foi ! Un jour, il se demanda même s'il trouvera de la foi lorsqu’il reviendra sur terre. (Luc 18, 8) Certes, ce n’est pas de la foi en l'existence de Dieu dont il parle, mais de la foi qui transforme ses disciples en l'image de Christ.
Lorsque les cœurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté. Or le Seigneur c'est l'Esprit ; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur l'Esprit. (2 Corinthiens 3, 15-18)
Une vraie conversion est un renoncement à tout et l’entrée dans l'école du Seigneur. C’est alors que nos yeux s’ouvrent sur la beauté du salut en Christ et que nous sommes transformés de gloire en gloire… en l’image du Christ qui a manifesté sa gloire à travers son amour, sa vertu, sa douceur et son humilité. Quelle vocation ! Alors pourquoi, demande l'apôtre :
Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité ? (Romains 2, 4)
Un esprit d'assoupissement saisit promptement ceux qui méprisent la bonté de Dieu.
Ils ont des yeux pour ne point voir, des oreilles pour ne point entendre, et tiennent leur dos continuellement courbé. (Romains 11, 8)
Tandis que ceux qui apprécient la richesse la bonté de Dieu reçoivent cette surabondante puissance qui procure la victoire sur le péché, les défaites, les inquiétudes, dérobades, etc.
Grâce soit rendu à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ. (2 Corinthiens 2, 14)
Pour nous détourner des promesses de Dieu, Satan ruse et accuse. Il est l’accusateur par excellence ! (Apocalypse 12, 10) Sachons que toute accusation provient, sans exception, de Satan et de ses serviteurs. Une accusation est toujours méchante et diabolique ! Elle peut contenir des faits vrais mais l'esprit et la manière cherchent à ruiner l’accusé. Ceux qui prêtent foi aux accusations finissent par perdre foi en Dieu. Dieu, lui, n’accuse jamais ! Il se tient toujours au côté de la victime ! Il console, exhorte. Et même lorsqu'il châtie (quelquefois) c'est toujours pour aider l’accusé. Satan s'infiltre aussi dans les esprits par une littérature plus ou moins néfastes dont les écrits et images souillent le cœur et s’oppose à la foi transmise aux saints une fois pour toutes.
Soumettez-vous à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous ! (Jacques 4, 7)
Est-ce réellement possible ? Oui, pour celui qui n'écoute pas le diable ! Pour celui qui refuse d’écouter la moindre accusation et des paroles sans espérance ! Cette manière non violente pour se débarrasser de Satan réussit d’autant mieux qu’il ne perd pas son temps avec ceux qui ne l’écoutent pas. En s’enfuyant loin d’eux, il ne fait que confirmer les paroles de l’apôtre :
Le Dieu de la paix écrasera bien vite Satan sous vos pieds. (Romains 16, 20)
Alors ce n’est plus Satan qui dominera, mais nous qui marcherons sur ses restes. Quelle promesse ! Quelle espérance ! Mettons cette vérité sur le chandelier pour libérer et arracher du feu les victimes qui souffrent sous les ruses de Satan.