288. La nuit couvre de ses voiles

1. La nuit couvre de ses voiles
Hameaux, campagnes, vergers...
Sous le regard des étoiles
Veillent en paix les bergers,
Lorsque, sur la plaine immense,
Une clarté resplendit,
Et dans l'imposant silence
Une voix leur dit :
Ref. C'est le doux chant de Noël,
Le cantique éternel :
Paix, amour sur la terre,
Et gloire au Dieu du ciel !

2. "Joignez-vous à nos louanges,
Bergers, le Christ vous est né !"
Aussitôt mille voix d'anges
Remplissent l'air étonné.
Jamais plus douce musique
Ne réjouit ces bas lieux,
Non, jamais plus beau cantique
N'a charmé les cieux !

3. Les bergers, sans peur ni doute,
Laissent leurs troupeaux aux champs,
Et les échos de la route
Retentissent de leurs chants :
"Le Christ, le Sauveur du monde
Dans une crèche est venu.
Il naît, charité profonde !
Petit, faible et nu !"

4. Sur les genoux de Marie,
Voici l'Enfant, doux trésor !
Dans la pauvre hôtellerie,
Les bergers chantent encor :
"C'est pour nous, divin mystère !
Pour nous qu'il naît en ce jour !"
Et depuis lors, de la terre
Monte un chant d'amour :