S’abreuver du même Esprit

Nous avons tous été plongés dans un seul et même Esprit pour former un seul corps, que nous soyons Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres. C'est de ce seul et même Esprit que nous sommes tous abreuvés et imprégnés. (1 Corinthiens 12, 13)
De nombreux croyants prient pour être remplis du Saint-Esprit. Et souvent ils débattent entre eux de la manière dont cela doit se produire. Mais lorsqu'on aime le monde et les choses qui sont dans ce monde on peut prier longtemps… en vain. En effet, Dieu donne le Saint-Esprit à ceux qui lui obéissent. (Actes 5, 32)
Jésus Christ lui-même présente l'Esprit comme une eau vive. Il montre ainsi que quiconque peut être remplis du Saint Esprit en le buvant :
Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et il boira, celui qui croit en moi ! selon le mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d'eau vive. Il parlait de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui ; il n’y avait pas encore d’Esprit, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. (Jean 7, 37-39)
Ces fleuves d’eau vive deviennent nôtre en buvant les paroles que Christ nous a laissées et en se tenant prêt à lui obéir. L'apôtre Paul compare cette plénitude de l'Esprit à une ivresse provoquée par du vin :
Sachez voir quelle est la volonté du Seigneur. Ne vos enivrez pas de vin : on y trouve que libertinage ; mais cherchez dans l’Esprit votre plénitude. (Éphésiens 5, 17-18)
La Parole de Dieu est comme une coupe dans laquelle nous pouvons boire. Il ne s’agit pas seulement de lire la Parole de Dieu mais avant tout de boire l'Esprit qui se trouve dans les paroles que Christ nous a données :
C’est l’Esprit qui vivifie, la chair ne sert de rien, les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. (Jean 6, 63)
Il est cependant très facile d’être abreuvé par d'autres esprits, notamment lorsqu’on est à l’écoute des nombreux prédicateurs qui tordent la parole de Dieu dans un esprit humain et prêchent l'incrédulité.
La femme vêtue d'habits de pourpre et d'écarlate, étincelant d'or, de pierres précieuses et de perles ; elle tenait à la main une coupe en or, remplie d’abomination et des souillures de sa prostitution. (Apocalypse  17, 4)
Que représente cette coupe en or ? Elle est une contrefaçon de la Parole de Dieu ! La femme prostituée qui la tient à la main est une métaphore des prédicateurs dont le cœur est partagé entre Dieu et les affaires de ce monde. C’est de ces serviteurs infidèles que l’apôtre Paul dit :
Car il en est beaucoup (je vous l’ai dit souvent et je le redis aujourd’hui avec larmes) qui se conduisent en ennemis de la croix de Christ : leur fin sera la perditions ; ils ont pour dieu leur ventre et mettent leur gloire dans leur honte ; ils n’apprécient que les choses de la terre. (Philippiens 3, 18-19)
Bien qu'ils discourent sur la Parole de Dieu, ce sont de faux ouvriers. En voyant les prédicateurs tenir en main cette coupe en or, que sont les Écritures, beaucoup d’auditeurs s’imaginent que leurs messages sont d’inspiration divine. Mais comme l’assistance ne peut pas boire de l’Esprit qui est dans les paroles du Christ, elle reste assoiffée et continue à être tourmentée par les soucis de la vie.
Heureusement il y a aussi de fidèles serviteurs de Christ ! Au lieu d’un vin vicié, ils nous abreuvent si abondamment de l’ Esprit de Christ que nous chantons et célébrons le Seigneur de tout notre cœur en tout temps et à tout propos. C’est pourquoi nous rendons toujours grâces à Dieu et récitons et chantons entre nous des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés en nous soumettant les uns aux autres dans la crainte du Christ. (cf. Éphésiens 5, 18-21) Oui nous buvons de tout notre saoul l'Esprit dans les Écritures qui nous exhortent, par exemple :
Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. Car la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement.
Qui d'entre vous d'ailleurs peut, en s'en inquiétant, ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Si donc la plus petite chose même passe votre pouvoir, pourquoi vous inquiéter des autres ?
Vous non plus, ne cherchez pas ce que vous mangerez et ce que vous boirez ; ne vous tourmentez pas. Car ce sont là toutes choses dont les païens de ce monde sont en quête ; mais votre Père sait que vous en avez besoin. Aussi bien, cherchez son Royaume, et cela vous sera donné par surcroît.
Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père s'est complu à vous donner le Royaume.
(Luc 12, 22-34)
Et lorsque nous ne comprenons pas le pourquoi de certaines choses, pourquoi ne pas boire jusqu'à l'ivresse ces paroles bienfaisantes de l'apôtre Pierre :
Très chers, ne jugez pas étrange l'incendie qui sévit au milieu de vous pour vous éprouver, comme s'il vous survenait quelque chose d'étrange. Mais, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse.
Heureux, si vous êtes outragés pour le nom du Christ, car l'Esprit de gloire, l'Esprit de Dieu repose sur vous. Que nul de vous n'ait à souffrir comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme délateur, mais si c'est comme chrétien, qu'il n'ait pas honte, qu'il glorifie Dieu de porter ce nom.
(1 Pierre 4, 12-16)
Buvons l'Esprit qui est dans ces versets ! Et abreuvons-nous de toutes les magnifiques paroles que Dieu nous a données ! Oui buvons en jusqu'à être si joyeux que nous remercions Dieu pour toutes choses.
La vie est bien triste pour ceux qui ne vivent que de pain seulement. Mais elle devient magnifique lorsque nous vivons de toutes les paroles qui sortent de la bouche de Dieu :
Nous restons heureux dans toutes les circonstances de notre vie.