Nettoyer l’intérieur

Pharisien aveugle, commence donc par nettoyer l’intérieur de la coupe et de l’assiette, alors l’extérieur lui-même sera propre. (Matthieu 23,26)
Jésus ne met en cause ni le service ni l’enseignement du pharisien mais le fait qu’il cherche à plaire aux hommes. C’est pourquoi il exhorte tous ceux qui font profession de servir Dieu :
Prenez garde de ne pas accomplir devant les gens, pour vous faire remarquer par eux, ce que vous faites pour obéir à Dieu. (Matthieu 6,1).
Se donner une image favorable, soigner l’extérieur tout en laissant le coeur rempli d’injustice et fermé aux injonctions de Dieu, c’est de l’hypocrisie. Que servent de beaux vêtements, une belle habitation (qu’elle soit simple ou moderne) si le cœur n’est pas entier à Dieu ? On y retrouve le pharisien aveugle !
Donnez plutôt en offrande à Dieu votre être intérieur, et vous serez du même coup entièrement purs. (Luc 11,41).
Quand l’intérieur est pur, l’extérieur l’est aussi. Pour ceux qui sont purs, tout est pur (Tite 1, 15), mais pour les incroyants rien n’est pur. Leurs pensées et leur conscience étant souillées, ils jugent l’extérieur tout en s’imaginant pouvoir sonder l’intérieur chez les autres. Un jugement qui honore le pharisien…
Certes, il y a une bienséance qui convient à ceux qui font profession de piété. Elle provient de l’Esprit Saint qui agit à l’intérieur du croyant selon la loi de la liberté.
L’apôtre s’adresse aux femmes en 1 Timothée 2, 9-10. Mais aujourd’hui cette exhortation sied également aux hommes. S’habiller décemment, avec discrétion et simplicité, se parer de pudeur et modestie et s’orner d’actes inspirés par la bonté et l’amour à la place des bijoux et des habits somptueux, voilà ce qui convient à tous ceux qui font profession de piété et qui veulent vivre pour Dieu.
Se contenter d’une piété extérieure s’accompagne d’un esprit de jugements et de critiques. Gardons-nous de prendre modèles sur ceux qui actent pour se faire remarquer dans les assemblées par leur piété extérieure. Comme le pharisien aveugle, ils parlent d’une manière et ils agissent d’une autre. (Matthieu 23, 3)