L’obéissance de la foi

Par Jésus Christ nous avons reçu grâce et apostolat pour prêcher, en l'honneur de son nom, l'obéissance de la foi parmi tous les païens. (Romains 1, 5)
Paul reçut grâce et apostolat pour prêcher l’Évangile de Jésus Christ parmi les païens et les engager aussi à obéir à la foi. Mais qu'est-ce que l'obéissance de la foi à faire avec l’Évangile - la Bonne Nouvelle ? Ne suffit-il pas pour être sauvé de croire que Jésus Christ a tout accompli pour nous sauver ? Loin de là ! Pour le comprendre, il faut savoir que l'intention de l’Évangile est de rendre les hommes bienheureux et non pas d’exiger une obéissance aveugle. (Matthieu 5, 3-11) En effet, nous ne devenons pas bienheureux par la foi en la mort de Christ, mais en mettant en pratique (en obéissant) toutes ses paroles, en particulier celles du « sermon sur la montagne » qu’il conclut avec ces mots :
Ainsi, quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. (Matthieu 7, 24)
En tant que disciples de Jésus - ou chrétiens normaux - nous ne devrions plus nous laisser séduire par ce que pensent et disent les sages de ce monde. Il suffit de croire Christ, qui lui-même apprit l'obéissance, et obéir à ses paroles pour être bienheureux.
Tout Fils qu'il était, il apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance ; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel. (Hébreux 5, 8)
Comme au temps de Jésus, aujourd'hui, la grande multitude s'intéresse davantage à la santé, au miracle et à la richesse que de le suivre. Il n'y a que quelques-uns, un petit troupeau, qui suit son invitation de renoncer à tout, et d’entrer par la porte étroite pour s’engager sur le chemin resserré : la voie de l'obéissance qui mène au bonheur et à la perfection.
Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui s'y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la Vie, et il en est peu qui le trouvent. (Matthieu 7, 13-14)
Le jeune homme riche (Matthieu 19: 16-22) s’en alla tout triste de Jésus parce qu'il douta que le trésor dans le ciel équivaudrait à ses richesses. A coté des richesses, il y a souvent les pères, mères, épouses, enfants, voisins, le travail, les affaires, qui sont des obstacles pour suivre Jésus Christus sur le chemin qui mène à la vie, le croire et lui obéir.
Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera. (Luc 9, 24)
Tous les Hébreux venus D’Égypte ont traversé la mer Rouge, ont vu les miracles dans le désert et ont partagé les mêmes bénédictions. Mais dès les premières adversités presque tous ont murmuré. Que servent les miracles de Dieu sans l’obéissance de la foi? Ils ont cru les promesses de Dieu concernant la terre promise, mais ils n’obéissaient pas à ses paroles. Seuls Josué et Caleb ont cru et obéi. Par la foi et l’obéissance, les adversités et les tribulations du désert leur ont été en bénédiction. Pour eux, obéir signifiait : persévérer, croire et rester ferme. Et c’est à cela que nous sommes aussi exhortés par Jésus :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. (Jean 15, 4)
Rester sur la vigne signifie persévérer dans les épreuves et tribulations (sous le froid, la chaleur, la pluie, la grêle) et porter du fruit. Et comme cela n'est pas toujours facile, nous avons constamment besoin de cette Exhortation :
Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien. (Romains 12, 21)
Il y a dans la vie des situations innombrables où nous pouvons surmonter le mal par le bien. Il y a des employeurs injustes, des collègues impossibles, des voisins hostiles, des conjoints entêtés, enfants désobéissants... Ce sont toujours de bonnes occasions où nous pouvons surmonter le mal par le bien. Mieux que plaintes, colères, conflits et punitions (qui n’aggravent que les conditions), agissent des paroles bonnes et des cadeaux. Des chocolats et des fleurs apaisent souvent des cœurs affligés. Si le succès ne vient pas de suite, c’est que les méchants ont besoin plus de bien, plus de bons mots, de douceurs, de fleurs. La discorde, la misère et le mal se surmontent aussi facilement. La foi dans la Parole de Dieu donne le courage et la force de faire le bien, sans réunion de prière particulière. La foi et l'obéissance mettent fin à la vie du désert, nous découvrons de nouvelles sources d'eau vives aussi longtemps que nous disons, mon Père:
Pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! (Marc 14, 36)
Notre volonté est notre vie. Si nous y renonçons, nous ne vivons plus nous-mêmes, mais faisons la volonté d’un autre. Si nous obéissons aux paroles de Jésus, il vit en nous; au lieu d’exiger, nous faisons ce qu'il dit et lui devenons ainsi semblables. En suivant Christ, nous apprenons, nous aussi, à bénir ceux qui nous maudissent, et à aimer ceux qui nous haïssent.
La prédication de la Parole de Dieu révèle ce qu’est le péché. On peut dire, enseigner et discuter beaucoup concernant le péché. Toutefois la perceptibilité ne peut être forcée. Mais celui qui entend de la Parole de Dieu: surmonter le mal par le bien, il entend l’Esprit parler à son cœur. L'Esprit de Dieu travaille avec ceux qui aiment la vérité au point qu'ils se convertissent quand des péchés, comme les œuvres de la chair; ou des erreurs et des fautes, comme les œuvres du corps; sont révélés. Ainsi se révèle ce que nous pouvons corriger.
Il n’y a pas que les non-croyants qui ont des différends, les croyants aussi se disputer et se querellent souvent et saisissent le juge pour obtenir gains, surtout pour de l'argent. Sont-ils ainsi bénis? Vivent-ils en paix, dans la tranquillité? Faire valoir son droit est le contraire de croire, obéir et mourir. Ce ne sont pas des réunions de prières mais l'obéissance de la foi qui révèle comment tout concoure à notre bénédiction. Ainsi qu’il est dit :
Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? (Jean 11, 40)
Lorsque Paul faisait ses adieux de l’église d’Éphèse, il prévint les Anciens :
Après mon départ il s'introduira parmi vous des loups redoutables qui ne ménageront pas le troupeau. (Actes 20, 29-31)
Pour être préservés de ces loups, nous devons être vigilants et différencier entre les vrais et faux serviteurs de Dieu. Ceux qui sont amer, coléreux, jaloux, impudique, etc., montrent que leur vieil homme est encore en vie, qu'ils ont un esprit corrompu et que leur piété n’est qu’un gagne-pain. (1 Timothée 6: 5-10) De vrais serviteurs sont des modèles ; ils montrent aux frères et sœurs ce qui ne va pas, les exhortent, mais n’exigent pas, à faire la volonté de Dieu. Paul n’a cessé de reprendre chacun avec larmes.
Que sert-il rechercher, dans ce monde qui passe, des choses toujours nouvelles et excitantes ? Les œuvres de la chair ne mènent pas au ciel, mais dans les tribulations et la misère. Malheureusement, beaucoup ont besoin d’éprouver une grande détresse avant de faire ce qu'ils savent être bon. Mais quiconque est prêt à tout renoncer et mourir avec Christ, n’a pas besoin des années, mais l'obéissance de la foi pour obtenir une vie victorieuse et le bonheur.