Grand-parents et parents

Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leur jours. Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues. Ainsi parle l’Eternel des armées : ‘Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux ?’  (Zacharie 8, 4-6).
La chose étonnante est de voir vivre des vieillards et des femmes âgées en concorde avec de jeunes garçons et de jeunes filles. Si l’harmonie entre générations étonnait aux temps des prophètes, que dire de nos jours ? L’éclatement des familles, l’absence de naissances et le vieillissement des populations préoccupent nos sociétés modernes qui, en butte à l’égoïsme, n’ont que des solutions antichrétiennes à proposer.
Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de Dieu. (Proverbes 9, 10)
Qui craint Dieu veille à laisser les rayons de l’amour divin maintenir l’harmonie et la paix entre générations. On devrait supposer que les anciens, les vieillards et les femmes âgées aient tous reçu une bonne mesure de sagesse en partage. Malheureusement ce n’est pas souvent le cas, car beaucoup ont négligé cette exhortation : 
Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu – il donne à tous généreusement, sans récriminer – et elle lui sera donnée. (Jacques 1, 5-6)
De nos jours on préfère demander aux médias (TV, musique, journaux) et aux psychiatres « la sagesse » qui manque pour traverser les épreuves quotidiennes. Pauvre monde ! Il est vrai, les médias leur procurent « tout », sauf : l’amour, le respect, la justice, la paix et la joie, bref : le royaume des cieux. 
Rappelle à ton souvenir les anciens jours, passe en revue les années, génération par génération, interroge ton père, et il te l’apprendra, tes vieillards, et ils te le diront. (Deutéronome 32, 7)
Il appartient aux jeunes pères et aux jeunes mères d’interroger leurs parents et grands parents ; car ceux qui sont pieux ne voudront jamais s’imposer !
Le roi Roboam consulta les vieillards qui avaient été auprès de Salomon, son père… Mais il laissa le conseil que lui donnaient les vieillards, et consulta les jeunes gens qui avaient grandi avec lui. (1 Rois 12, 6-8)
Ce fut sa perte ! Il est si difficile pour les jeunes de se laisser conseiller par des anciens, à fortiori des vieillards. Quelles pertes ! Ces jeunes n’auront pas d’autres moyens, pour devenir sages, que de passer par des échecs successifs.
Je vous ai enseigné des lois et des ordonnances… Vous les observerez et vous les mettrez en pratique ; car ce sera là votre sagesse et votre intelligence aux yeux des peuples… Prend garde à toi et veille attentivement sur ton âme, tous les jours de ta vie, de peur que tu n’oublies les choses que tes yeux ont vues… Enseigne-les à tes enfants et aux enfants de tes enfants. (Deutéronome 4, 5-9)
Que les enfants apprennent, avant tout, à démontrer leur piété dans leur propre famille. Qu’en reconnaissance pour tout le bien reçu, ils témoignent donc de l’amour à leurs parents afin de s’acquitter de la dette qu’ils ont contractée envers eux. Voilà ce qui plait à Dieu. (1 Timothée 5, 1-4)
Il appartient aux parents d’enseigner à leurs enfants les lois de Dieu, et aux grands-parents de les faire aimer aux petits-enfants.
Dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté, n’être ni médisantes, ni adonnées aux excès du vin ; qu’elle doivent donner de bonnes instructions, dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leur mari et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soin domestiques, bonnes, soumises à leur mari, afin que la parole de Dieu ne soit pas calomniée. (Tite 2, 3-5)
Que de femmes qui espéraient en Dieu ont su se parer de modestie et d’un esprit doux et paisible. Sans paroles, elles ont gagné leur mari incrédule par leur conduite chaste et pleine de respect. Leur enseignement est des plus précieux pour les jeunes générations de femmes et si profitable au mari et aux enfants.
Nous voyons nos années s’évanouir comme un son. Les jours de nos années s’élèvent à soixante-dix ans, et, pour les plus robustes, à quatre-vingt ans ; et l’orgueil qu’ils en tirent n’est que peine et misère, car il passe vite, et nous nous envolons. (Psaume 90, 9-10)
Tout ce que nous endurons et apprenons contribue au bien de ceux qui nous sont échus en partage. Voilà pourquoi rien ne saurait abattre notre courage. Bien au contraire, si, extérieurement, notre corps s’épuise et se détériore, intérieurement, nous sommes renouvelés et revêtus de forces neuves de jour en jour. Les épreuves sont, somme toute, légères et éphémères ; elles nous préparent, pour l’éternité, une plénitude de gloire dépassant tout ce que nous pouvons imaginer. Ce que nous pouvons voir ne dure qu’un temps, les réalités invisibles, elles, demeurent éternellement. (cf. 2 Corinthiens 4, 15-18)